L’éditorialisation continue de la recherche : de l’écriture collaborative à l’archive autopoïétique
Écosystèmes de connaissances et événements scientifiques : vers un jardin numérique autopoïétique
Laboratoire paragraphe
https://www.idref.fr/241664284 https://orcid.org/0000-0001-7516-3427 https://hal.science/search/index/?q=authIdHal_s:nicolas-sauret
Proposition générée
Titre : L’éditorialisation continue de la recherche : de l’écriture collaborative à l’archive autopoïétique
Résumé :
S’inscrivant dans l’Axe 6 (Valorisation & Mémoire), cette proposition explore la façon dont les nouvelles technologies d’écriture transforment la publication et l’archivage des événements scientifiques. À partir de l’analyse d’outils d’édition en environnement numérique tels que Stylo (Vitali-Rosati et al. 2020) et Pink my pad (Sauret 2023), nous examinerons le glissement des actes figés vers un processus d’éditorialisation continue. L’événement scientifique devient un espace d’écriture collective et protocolisée s’apparentant à une “gittérature” académique (Monjour and Sauret 2021), un écosystème où chercheurs et agents artificiels dialoguent pour structurer le sens. De plus, l’intégration de ces documents dans des écosystèmes de découverte sémantique comme ISIDORE (Pouyllau et al. 2021; Pouyllau, Minel, and Sauret 2023) permet d’irriguer activement les réseaux de chercheurs. Nous démontrerons que ces environnements ne sont pas de simples dispositifs techniques, mais des “objets écosophiques” (Krummeich et al. 2022) qui, portés par une nouvelle épistémologie du modèle (Sauret 2017), refondent la constitution, la diffusion et la mémoire du savoir collaboratif.
Résonances Bibliographiques
Les travaux de Nicolas Sauret sur l’épistémologie de la modélisation informatique (Sauret 2017) et les objets écosophiques que sont les notebooks (Krummeich et al. 2022) entrent en résonance directe avec l’exigence d’intelligibilité de la “raison numérique” et de l’inscription calculable définies par Bruno Bachimont (Bachimont 2020).
Par ailleurs, son implication dans la conception et l’analyse de l’écosystème de recherche ISIDORE (Pouyllau et al. 2021; Pouyllau, Minel, and Sauret 2023) matérialise techniquement l’accès à la “Noosphère” théorisée par Edgar Morin (Morin 1995) ainsi que la modélisation sémantique des écosystèmes de connaissances avancée par Samuel Szoniecky (Szoniecky 2024).
Enfin, ses multiples expérimentations autour de l’écriture numérique scientifique et littéraire (Stylo, Pink my pad, Gittérature) (Vitali-Rosati et al. 2020; Monjour and Sauret 2021; Sauret 2023) proposent des modélisations concrètes de la “phylogenèse numérique” pensée par le µGroupe (µ, Edeline, and Klinkenberg 2015). Elles révèlent comment l’archive numérique (Monjour and Sauret 2023) et le livre de demain (Audet et al. 2018) s’émancipent de la matière solide pour devenir des entités fluides (Mercuriali 2018), co-construites par une hybridation des modes d’existences entre l’humain et l’agent computationnel (Latour 2012).