IA Générative et Écosystèmes de Connaissances : Vers une nouvelle narration des événements scientifiques
Institut Méditerranéen des Sciences de l’Information et de la Communication
Proposition générée
Titre : Écosystèmes socio-communicationnels et IA générative : pour une nouvelle éthique de la narration scientifique
Résumé :
L’émergence des intelligences artificielles génératives bouleverse profondément nos modalités de production, d’exploration et de transmission des connaissances. S’inscrivant dans l’Axe 5 (L’Événement) et l’Axe 6 (Valorisation & Mémoire), cette proposition interroge la manière dont l’IA s’impose comme un nouveau médiateur au sein des écosystèmes socio-communicationnels des événements scientifiques. En nous appuyant sur nos travaux récents concernant la “nouvelle narration des connaissances” par la génération de contenu, nous analyserons les risques d’une délégation sémantique aveugle lors des colloques. Nous démontrerons que l’événement scientifique doit se réinventer comme un espace d’intelligibilité critique, où la co-construction du sens entre humains et agents artificiels est soumise à un filtre éthique rigoureux. L’objectif est de proposer des cadres d’évaluation pour garantir que la mémoire numérique de la recherche (les actes augmentés) conserve son agentivité humaine, tout en exploitant de manière responsable la fluidité informationnelle offerte par ces nouvelles technologies intellectives.
Résonances Bibliographiques
Les recherches de Sami Ben Amor sur la narration des connaissances par l’IA générative (Amor 2023c) et l’exploration des savoirs dans des mondes génératifs (Amor 2023b) entrent en résonance directe avec le concept de “délégation à la machine” propre à l’IA connexionniste théorisé par LeCun (LeCun 2024), tout en soulevant le défi de l’intelligibilité du numérique posé par Bachimont (Bachimont 2020). Sa conceptualisation des nouveaux écosystèmes socio-communicationnels (Gagnebien et al. 2023) prolonge la modélisation des écosystèmes de connaissances et de l’autopoïèse développée par Szoniecky (Szoniecky 2024) et Maturana & Varela (Maturana and Varela 1994). Enfin, les inquiétudes qu’il soulève quant au rôle de l’IA dans l’acquisition des connaissances (Amor 2023a) et son implication dans l’enseignement à l’ère numérique (Romero et al. 2023) appellent à la construction d’une solide éthique de l’IA dans l’évaluation de la recherche (Azeroual and Schöpfel 2025), s’inscrivant ainsi dans le prolongement contemporain de l’éthique de la discussion d’Habermas (Habermas 2013).