Écosystèmes de connaissances et événements scientifiques : vers un jardin numérique autopoïétique
Concevoir et archiver l’événement : Ce que la web-éducation muséale enseigne à la valorisation scientifique
Laboratoire paragraphe
https://www.idref.fr/182295591 https://orcid.org/0000-0002-7643-3342 https://hal.science/search/index/?q=authIdHal_s:samuel-szoniecky
Proposition générée
Titre : Écosystèmes de connaissances et événements scientifiques : vers un jardin numérique autopoïétique
Résumé :
À l’ère des technologies intellectives, l’événement scientifique dépasse sa simple fonction de rassemblement pour devenir un véritable écosystème de connaissances, à la fois hybride et vivant. Cette proposition s’inscrit au carrefour des axes relatifs à l’expertise scientifique (Axe 3) et à la mémoire documentaire (Axe 6), en suggérant d’appréhender les processus de sélection et d’évaluation collective à travers le prisme d’un « crible » sémantique. En mobilisant les méthodes des humanités numériques, nous démontrerons la capacité de tels dispositifs à cartographier de manière dynamique les réseaux d’influences qui structurent nos communautés académiques. L’objectif majeur réside dans la transformation des traditionnels actes de conférences en de véritables « jardins numériques » éditorialisés. Cette approche favorise une phylogenèse de l’information où les savoirs peuvent se sédimenter, se ramifier et s’interconnecter continuellement après l’événement en “live”. Pour ce faire, notre modélisation s’appuie sur une topologie sémantique capable d’articuler la rigueur de l’IA symbolique — nécessaire à la structuration ontologique de l’évaluation — avec la complexité inhérente à l’intelligence collective des chercheurs. En concevant l’événement scientifique comme un organisme autopoïétique, nous assurons une valorisation pérenne où chaque interaction vient fertiliser et renforcer la viabilité globale de l’écosystème de la recherche.
Résonances Bibliographiques
- Autopoïèse et Écosystèmes de l’Information : Les travaux sur la métamorphose des archives numériques et la modélisation des écosystèmes d’information (Szoniecky 2019; Szoniecky, Hachour, and Bouhai 2011) s’articulent directement avec la conception des événements comme systèmes informationnels autopoïétiques (Maturana and Varela 1994; Szoniecky 2024).
- Humanités Numériques et Noosphère : La métaphore du « jardin numérique » et l’utilisation d’outillages numériques pour cartographier les réseaux d’influences (Laborderie and Szoniecky 2015; Szoniecky and Louâpre 2015) offrent une implémentation tangible des deux pôles des humanités numériques (Doueihi 2015) et permettent d’ancrer matériellement les existences informationnelles au sein de la noosphère (Morin 1995).
- Évaluation Scientifique et Consensus : Le design d’un crible participatif pour la mesure collective des activités (Szoniecky 2020) entre en résonance profonde avec l’élaboration d’un consensus via l’IA symbolique (Schmid and Mambrini-Doudet 2019) et s’inscrit dans les nouvelles exigences de l’éthique de la discussion et de l’évaluation de la recherche (Habermas 2013; Azeroual and Schöpfel 2025).
- Mémoire et Phylogenèse Numérique : L’écosystème éditorial proposé pour la création et l’évaluation de ressources (Szoniecky 2013) opère une véritable phylogenèse numérique des actes de conférences (µ, Edeline, and Klinkenberg 2015), répondant ainsi aux impératifs d’intelligibilité et d’inscription de la raison numérique (Bachimont 2020).